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 Beamish. (23/09 à 10h45)

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Kennedy

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MessageSujet: Beamish. (23/09 à 10h45)   Lun 21 Sep - 2:03

HAYNES
Comment il s’appelle déjà l’autre Lord à la noix ? Dawkins. Gatsby Dawkins ? Parce que ça m’a tout l’air d’être la baraque d’un milliardaire à la magnificence justifiée par cette demeure très snob et huppée comme il le faut. Jardin, fontaine et surtout piscine au sous-sol au cas où un nouveau cadavre désirait s’échouer dans l’eau comme dans l’œuvre éponyme. Peut-être que c’est comme ça qu’elle a fini la morte. La Laura Palmer local, britannique et sans doute bien plus riche que l’originale. Et là, au milieu de l’enquête il y a moi, même si je ne me serais jamais vu dans la peau du flic de l’histoire cherchant à résoudre différents mystères et décès inexpliqués. Première case logique sur le plateau de jeu. Piscine. Piscine avec le chandelier et mademoiselle Rose ? C’était la plus pute de tous et par principe, les putes je m’en méfie. Je retrousse le bas de mon jeans pour le monter jusqu’aux genoux, afin de m’installer sur le rebord du bassin, les jambes s’immergeant dans le liquide. Une pute, il y en a une qui arrive. Je reconnais le bruit des pas d’une femme. C’est plus doux, plus léger. La cadence est différente, moins traînante et las que celles dont je suis les gammes depuis ma cellule pour m’occuper l’esprit. Sauf que non, pas pute. Ou sauf si on est intéressé par le marché sexuel gerbant parallèle aux courtisanes adultes. C’est une gamine. Il n’y a pas de quoi en faire grand-chose. Pas de seins, pas d’hanches généreuses auxquelles s’accrocher, pas de lèvres croquées avec amusement gracile qui m’irrite automatiquement. Une môme, c’est moins entêtant et donc énervant en ce qui me concerne. D’autant plus une môme irlandaise de ce que j’ai cru comprendre. Il y a le patriotisme qui me tiraille. La fierté de mon nom qui se réveil avec l’envie soudaine de m’envoyer une brune. Je l’observe, l’œil froid mécanique en attendant d’avoir saisi la personnalité à laquelle je me confronte. Méfiant, toujours un petit peu, mais sans perdre ma superbe éradiquant l’endroit d’où je suis assis, parfaitement à l’aise. J’attends, j’appâte la brebis égarée avec des yeux trop grands pour être normaux. Et peut-être que je suis le Grand Méchant Loup, qui sait ? Je croise les bras, la laisse venir toute seule comme je l’avais prévu. De toute façon, elles sont toujours trop connes. A venir se foutre d’elles-mêmes dans la gueule du prédateur. « Si tu parles, je peux deviner d’où tu viens. » Gros arnaqueur que je suis et qui a attentivement suivit le déroulement du prime. Objet multitâche, capable de gérer une gueuse agaçante qui avait décidé de le faire chier pour leur première soirée au sein du jeu en même temps qu’il écoutait attentivement les courtes présentations des uns et des autres. L’accent national, c’est une chose, mais parier sur plus peut s’avérer délicat si on considère sept années passées entourée de nouvelles manières de parler et de claquer les consommes. Allez petit oiseau, tu peux chanter. Chanter et après m’admirer pour mes capacités d’analyste sociologique particulièrement doué avec ses oreilles affûtées.
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Haynes

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MessageSujet: Re: Beamish. (23/09 à 10h45)   Lun 21 Sep - 13:55

OOTD

Finalement, la piscine réussit à l'apprivoiser. Ou c'est peut-être la petiote qui l'apprivoisa, allez savoir, mais en tout cas elle ne lui déplaisait plus autant. Ce n'était pas sa mer, ça n'en avait ni l'odeur, ni la vue et encore moins le toucher mais ça ne faisait rien. L'eau l'apaisait et lui permettait de suivre plus facilement le fil de sa pensée et c'était exactement ce dont elle avait besoin : son nouvel environnement la déstabilisait. Haynes avait besoin de repères. Avant, son monde entier tournait autour du petit trois-pièces, du pyjama en flanelle froissé de papa, de maman qui ne parlait pas beaucoup mais qui travaillait dur, de bébé Flynn qui gazouillait dans son coin. Il y avait les champs pas loin et les longues balades jusqu'au port de Belfast où les enfants comme elle n'avaient rien à faire. Elle, elle aimait bien. Elle ne prenait pas de place, elle observait juste et de temps à autres, s'asseyait en tailleur tout au bord de l'eau pour regarder les poissons même si y avait plus de déchets. Ensuite, elle eut la prison, son univers depuis sept ans. Un monde régi par toutes sortes de codes, de routines, d'horaires. Un monde pour lequel elle n'était pas faite avec sa perception du temps aux allures de montres molles mais elle n'était pas perdue. Ici, dans l’entre-chambre de sa liberté, Haynes se sentait complètement perdue. Elle n'avait jamais été libre, entre les exigences des parents puis les ordres des matonnes, c'était facile. Il lui suffisait de rester dans le troupeau et de s'oublier en lui. De se calfeutrer dans sa cachette mentale et de laisser son corps piloter tout seul. Ici, pas d'obligations et ce champ des possibles lui faisait peur. Alors Haynes se raccrochait à ce qu'elle connaissait. L'eau, les fleurs et les étoiles et puis les chiffres. Une feuille et un crayon à la main, elle déambulait façon ange halluciné dans les couloirs jusqu'à rejoindre la piscine. Elle allait s'apaiser en calculant. Quoi ? Elle ne savait pas encore, peut-être quelque chose sur la relativité du temps. C'était si concret qu'Haynes ne comprenait pas que le commun des mortels ne pût pas appréhender quelque chose d'aussi fondamental. Mais elle ne cherchait pas à comprendre, lorsque quelque chose ou quelqu'un lui échappait, elle haussait les épaules et mettait ça sur le compte de son cerveau un peu malade. La place au bord de la piscine était déjà prise mais elle ne fit pas demi-tour pour autant. La vieille Mo tenait à ce qu'elle s'acclimate et elle le ferait et Flynn devait la regardait, ce qui la poussait à entreprendre des montagnes d'efforts. En dépit de leur caractère infime, pour les autres. Le garçon s'adressa à elle et Haynes répondit d'un sourire comme il le fallait. Ils étaient là depuis plusieurs jours maintenant et si elle se révélait incapable de juger ses camardes, elle connaissait sur le bout des doigts leurs identités, retenant les infimes détails dont on l'avait abreuvée, observant et écoutant religieusement ses camarades même lorsqu'elle semblait ailleurs. Kennedy était un frère irlandais. Ou un lâche, elle ne savait pas trop. Papa lui disait toujours de se méfier des irlandais de la République. Qu'ils les avaient abandonnés et qu'on ne pouvait pas leur faire confiance, ils ne valaient pas mieux que les anglais leur neutralité était une traîtrise. « Je viens de chez toi, Ó Cinnéide. » Kennedy en gaélique n'était plus très courant mais son papa l'avait abreuvée de toute l'histoire de leur glorieuse Irlande. A la maison, il fallait parler exclusivement le gaélique irlandais. Parler Anglais, c'était déjà collaborer. S'il la regardait, il serait déçu de l'entendre s'exprimer dans cette langue honnie et pire encore, de se prélasser dans un manoir de brits... Mais Haynes ne cherchait à mettre en colère personne, elle souhaitait juste sortir de prison. Elle finit par s'asseoir près de lui et laissa ses chevilles goûter à la fraîcheur de l'eau, avant de se décaler imperceptiblement pour s'éloigner de quelques centimètres, la feuille vierge posée sur ses genoux. La proximité la dérangeait, ça creusait un léger pincement dans son ventre et malgré des années de promiscuité, ce sentiment de malaise ne disparaissait pas. Incapable de tenir une conversation, elle étudia les traits du garçon avec attention cherchant quelque chose qu'elle serait bien incapable de trouver. Elle pourrait évaluer l'écart entre ses yeux, noter le nombre de ses grains de beauté ou se souvenir de l'éclat de ses prunelles mais elle n'était pas de ceux qui lisent dans le visage des gens des secrets inconnus.



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MessageSujet: Re: Beamish. (23/09 à 10h45)   Mer 23 Sep - 3:48

Je la regarde s’approcher, petite poupée vacillante. Ou peut-être pas, mais elle possède un espèce d’air halluciné qui lui confère automatiquement l’aura de l’instable de base, qui ne sait pas grand-chose. Quoi faire, dire, comment réagir. Moi aussi ça me dépasse, mais je donne toujours l’impression de savoir pertinemment ce que je fous dans ce monde où j’ai ma place légitime. Et je brille, et je parle fort, parce que je pars du principe que personne ne peut m’envoyer balader avec ma prestance de merde. Je l’observe avec attention, l’ouvre en laissant une certaine vantardise résonner dans ma voix et ricane sans moins d’arrogance quand elle me répond. « C’est trop facile, ça. » Parce qu’elle garde quand même un bon rayonnage de quelques dizaines de milliers de kilomètres de marge géographique en soulignant que je suis un Ó Cinnéide. Je note mentalement le potentiel de quelques discutions en gaélique, bien que je ne sois pas non plus complètement sûr qu’elle soit amène de le parler au vu de sa tronche d’incompétente chronique. On le parle chez-nous, on nous l’enseigne à l’école, mais ça se perd. La mondialisation a d’abord ravagée les grandes villes industrialisée pour ensuite attraper les plus petits villages qui cèdent à leur tour. Kennedy, ouais. Mais des Kennedy qui consomment américains, pensent britanniques, parce que c’est comme ça. T’essaye de t’ouvrir à l’extérieur en wannabe de l’univers qui espère mieux, même si au final ça va faire plusieurs générations qu’on est toujours coincé dans le même bled. Elle vient s’asseoir à son tour sur le bord du bassin. Je ne sais pas pourquoi, parce que deux secondes après elle s’écarte et qu’elle n’a pas bien l’air prête à se sociabiliser un petit peu. C’est peut-être une histoire de mimétisme, agissant comme les petits chiots qui suivent le mouvement et tatillonnent dans la vie en reproduisant ce que leurs modèles font. Je mate du coin de l’œil la feuille posée sur ses genoux avec l’envie qui me tiraille de l’attraper pour fourrer le nez dans ses affaires au cas où il y aurait quelque chose à en tirer. Bien que ma curiosité se retrouve rapidement foutue en l’air en constatant le vide intersidéral qui régit le papier encore vierge. Je me tiens à carreau. Je crois qu’avec ce type de nana un peu siphonnée et traumatisée, il vaut mieux ne pas les brusquer. Là, elle en est déjà à apprendre à mettre les pieds dans la flotte, je ne voudrais pas provoquer une implosion neuronales dans son petit crâne avec un trop plein d’indications sociales. « Moi, je dis que tu viens de Belfast. » je rétorque en augmentant encore un peu plus le cran de la précision territoriale. Parce que je l’ai enregistré après avoir vu son portrait le jour du prime et aussi parce que j’ai réalisé il y a quelques années un exode en direction des cuisses chaleureuses d’une fille du même conté. Je suis expert linguistique de cette région depuis, à juste titre. « Tu sais ce que ça veut dire ? » je reprends en oscillant entre les sujets bien que j’avais bien enregistré au départ que je partais avec un handicape manifeste dans la conversation, matérialisé en un mètre soixante d’incompréhension à ma gauche. Donc Ó Cinnéide. Ouais, parce ce n’est pas non plus comme si on avait abordé un panel conséquent de sujets jusqu’à maintenant. « Que j’avais un ancêtre particulièrement moche. » Tête laide. Littéralement. Mais je crois que ça a dû se rééquilibrer dans mon code génétique par soustraction afin de fabriquer ma jolie petite gueule. « Je trouve ça marrant de revenir sur l’historique généalogique des gens de cette manière. »
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MessageSujet: Re: Beamish. (23/09 à 10h45)   Ven 25 Sep - 22:27

Haynes ne comprit pas pourquoi c'était soit-disant trop facile. Elle continua néanmoins à fixer Kennedy de sa façon bien à elle, en le bouffant de ses yeux que Tim Burton lui-même aurait pu dessiner. Elle le regardait comme si elle ne le voyait pas réellement, comme s'il était parfaitement transparent et que ses yeux passaient à travers le sang, le muscle et les os pour se repaître du mur derrière. Elle ne le faisait pas exprès, mais elle avait toujours l'air absente, sur la lune ou dans la stratosphère, capable d'habiter et de quitter son corps à volonté. C'était faux, derrière ses airs d'évaporée, Haynes étudiait, analysait, écoutait et surtout retenait tout, comme un ordinateur en veille. Mais le détailler ne lui offrait aucune réponse, alors non ce n'était pas facile puisqu'elle ne connaissait rien de lui. Pour autant, les statistiques jouaient en sa faveur : une chance sur deux. Pile, elle gagnait, face, elle se plantait. Et alors ? « T'es né de l'autre côté de la frontière. » lança-t-elle en pâture avec une neutralité exemplaire, sans faire montre d'aucune émotion. Ce n'était pas un jugement, juste un constat. Haynes savait ce que son papa disait de ces gens-là, mais elle ignorait s'il avait raison ou tort. Il se montrait toujours si tranché et persuasif, mais sa rationalité l'empêchait d'adhérer entièrement à sa pensée manichéenne. Enfant, ce fut le cas et elle acceptait de se couper du monde, de ne pas rendre visite à grand-mère qui habitait Killybegs, si proche mais lointain à la fois. Mamie acceptait l'inacceptable, alors elle collaborait tu comprends ? Son père lui répétait que les irlandais oubliaient aisément leurs frères aux ancêtres décimés, parqués, humiliés. C'était des fiottes mais finalement à ses yeux, tous en étaient. Tous sauf lui. Kennedy rompit son long cheminement mental jusqu'à son enfance et Haynes hocha doucement la tête comme seule réponse, sans se montrer réellement impressionnée. Un sourire maladroit perla néanmoins sur ses lèvres pour la forme, dans un signal d'apaisement ou juste pour meubler comme Flynn lui avait appris. Mais un sourire, c'est une maigre consolation face aux mots qu'elle ne prononce pas, Haynes le savait bien. Heureusement, Kennedy se montrait un poil plus bavard et elle ne lui fit pas l'affront de répondre par l'affirmative. Bien sûr qu'elle savait. Elle l'écouta sagement et inconsciemment, coula un regard plus attentif sur ses traits. Elle ne savait pas distinguer la beauté et la laideur, tout juste trouvait-elle les visages harmonieux selon leur symétrie (toujours imparfaite, le propre de l'être humain). Mais toutes ces subjectivités ? Non, ça lui échappait totalement. « Pas forcément. » dit-elle tout simplement, pensant à voix haute alors que ses prunelles brillantes papillonnaient le long de sa mâchoire, contre sa tempe, un peu partout autour de son visage. « Tes ancêtres portaient peut-être mal le casque. Tu sais, une question de circonférence. Une tête trop ronde ou trop ovale... » Elle s'arrêta net en plein milieu de sa réflexion, comme à son habitude (fort déplorable) et cessa tout aussi sec sa contemplation. Haynes ne réalisa pas qu'elle venait de lui faire comprendre qu'elle savait ce que signifiait son nom avant même son explication, mais ça ne faisait rien. La suite la laissa de marbre, comme ce qui était marrant ou non. L'humour lui échappait, elle était factuelle, désastreusement premier degré et personne ne comprenait pourquoi elle prenait très sérieusement l'ironie ou le cynisme. On la jugeait stupide ou naïve et personne ne se doutait des possibilités infinies de sa cervelle, bridée par son incompétence sociale. Au lieu de poursuivre généalogie et gaélique, Haynes lança ce qui lui passa par la tête. Juste pour braver courageusement le silence (apaisant) et essayer de faire un effort, pour elle. Et pour Flynn qui devait la regarder en permanence. « T'as pas vraiment l'air d'un 3... » souligna-t-elle de sa voix toute douce de môme en s'armant de son stylo sans le regarder trop frontalement. Elle n'en savait rien du tout mais Kennedy ne ressemblait pas aux 3 de la prison, ni aux 3 que sa vie d'avant avaient pu mettre sur son chemin, les ivrognes du pub, les vieux chômeurs frustrés, les mères de famille nombreuses dépassées puis violentes. Mais les chiffres ne pouvaient pas tromper, ils ne se trompaient jamais. Sauf que ceux-là n'étaient pas absolus, ils étaient comme ses chiffres à elle, inventés de toutes pièces pour catégoriser alors l'erreur était humaine.



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Beamish. (23/09 à 10h45)
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