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 the blackest night - 22.09, 02:00

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Kayser

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MessageSujet: the blackest night - 22.09, 02:00   Lun 21 Sep - 2:59

+ SEIDEL

Vous a-t-on déjà parlé de cet étrange sentiment qui vous habite lorsque vous avez l'impression de ne pas être à votre place, que rien autour de vous ne vous correspond, ou ne vous anime ? Lorsque tout est fade et que la fadeur elle même perd de son goût. Ici, comme à l'extérieur, c'était exactement ce que je ressentais. Ma vie était un long fil que l'on étendait d'un bout à l'autre, tellement sur la corde qu'il n'en était que plus fragile. Un seul faux mouvement et celui ci pouvait se rompre à tout instant. Pourtant j'étais là, parmi des prisonniers qui ne demandaient qu'à sortir. Etait-ce réellement la sortie que je voulais ? Qu'est ce qui m'attendait au juste à l'extérieur ? Cette nuit là, c'était une importante remise en question qui s'était emparée de mon crâne, alors que mes longs cheveux me servaient d'oreiller. Mes doigts, eux, se refermaient peu à peu autour de ma couette alors que je portais celle ci au niveau de mon nez, les yeux grands ouverts, tentant de deviner les silhouettes de mes camarades parmi les quelques rayons lunaires s'échappant de la fenêtre. Le sommeil m'était impossible à trouver, et alors que je me tournais une énième fois, j'entendais un autre détenu soupirer quelque peu au loin. Voilà ce dont j'avais besoin. Je le réalisais seulement à l'instant. J'avais besoin d'une présence. Alors, mes longues jambes glissaient du matelas, tandis que sur la pointe des pieds, je traversais la chambre pour me diriger vers le lit d'en face. Je ne savais pas réellement qui dormait là d'ailleurs, seulement que la masse se reflétant ne pouvait être que masculine. Alors, je soulevais avec délicatesse la couette, mon corps se glissant sans difficulté tout contre l'homme qui s'articula légèrement, peut-être par surprise. Mes doigts glissèrent le long de son torse avant de se poser près de sa clavicule, alors que ma tête, elle, se logeait tout contre sa mâchoire, mon corps bloquant volontairement l'un de ses bras pour l'empêcher de fuir. « Ne te méprends pas. » soufflais-je finalement non loin de son oreille.



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Seidel

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MessageSujet: Re: the blackest night - 22.09, 02:00   Lun 21 Sep - 16:55

Des nuits calmes, il n'avait pas le souvenir d'en avoir souvent connu, que ce soit à l'époque où il vivait encore sous le toit de son père, ou par la suite. Mais c'est durant ces cinq années passées dans le fond d'une cellule froide et angoissante, qu'il avait connu ses nuits les plus agitées. Peut être parce qu'il avait vécu tout ce temps avec la trouille que quelque chose lui arrive, au moment précis où il commencerait à baisser sa garde. Peut être aussi parce que c'était les seuls moments où il se retrouvait véritablement seul, et qu'il avait toujours inconsciemment cherché à en profiter, et à retarder le moment où le jour se lèverait et où il devrait renfiler son costume de prisonnier irréprochable. Mais il y avait autre chose qui l'avait souvent tenu éveiller, autre chose qui l'avait travaillé durant des nuits entières, et rongé jusqu'au plus profond de son être. Le manque. Celui de la chaleur d'une peau contre la sienne, de la tendresse d'une main sur son visage. Le manque d'un corps qui viendrait réchauffer ses nuits, et adoucir ses rêves. Un corps qui l'arracherait à ses tourments, à sa culpabilité, et à cette solitude qui se faisait pesante dès que la nuit tombait. Et ici, ça n'était guère mieux. Des femmes, il y en avait des dizaines, mais ses nuits n'en étaient pas moins pénibles pour autant. Du moins, c'est sur cette pensée qu'il avait fermé les yeux, quelques instants plus tôt, et qu'il s'était abandonné à un court assoupissement. Car bientôt, c'est une sensation étrange qui l'éveilla, une sensation aussi délectable qu'elle fut douloureuse. Car contre lui se tenait un corps, celui d'une femme, qui semblait l'étreindre de cette façon qui lui avait tant manquée, ce qui lui réchauffa le corps l'espace de quelques instants. Mais au moment où il revint complètement à lui, et où il réalisa ce que ce contact provoquait chez lui, ses muscles se contractèrent sous le coup d'une frustration écrasante. La jeune femme, dont il ignorait tout, lui souffla quelques mots. Mais il ne put se concentrer bien longtemps sur autre chose que cet appétit implacable qu'elle avait inconsciemment réveillé, et qui l'accabla autant que l'aurait fait une forte fièvre. « Qu'est-ce que tu veux ? » Il était néanmoins parvenu à articuler, la mâchoire contractée et les poings serrés, tandis qu'il tâchait de calmer sa respiration et d'ignorer tout ce qui n'avait pas à lui venir en tête à ce moment-là. « Rends-toi service, repars d'où tu viens. » Il ne savait toujours pas à qui il avait à faire, ni depuis combien de temps elle se tenait précisément contre lui. Mais il savait une chose, c'est qu'elle était loin de pouvoir imaginer l'effet qu'avaient ces simples gestes sur un être qu'aucune visite conjugale n'était venu guérir de ses envies dévorantes durant ces cinq longues années, où il n'avait eu que trop de temps pour rêver à un moment comme celui-ci.


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MessageSujet: Re: the blackest night - 22.09, 02:00   Lun 21 Sep - 21:14

J'avais ressenti le besoin d'avoir une présence tout contre moi, autant vous dire que cela faisait un petit moment qu'aucun homme ne m'avait serré dans ses bras. Et à vrai dire, je n'avais encore jamais été convoitée plus intimement. Non je n'était pas réellement expérimentée, mais l'homme était un spécimen prévisible que je n'avais en aucun cas le besoin de dompter pour arriver à cerner leurs réactions. Alors, là, tout contre cet inconnu dont je ne connaissais ni le nom, ni le visage, j'inspirais profondément pour m'imprégner de son odeur, la bouche mi-ouverte et mon index traçant un petit cercle non loin de son coeur qui tapait de plus en plus fort. Il me demandait ce que je voulais, et sa voix à moitié éteinte eut le don de me rassurer. Il avait donc remarqué ma présence, et ses muscles s'étaient instantanément tendus, comme s'il faisait face à une situation parfaitement inconnue. Pourtant, c'était bien moi qui était dans cette position là, plus que lui. Il me disait de repartir d'où je venais, alors qu'un petit « Qu'est ce qu'il se passe ? » s'échappait de mes lèvres, ne comprenant pas forcément pourquoi tout à coup, l'homme semblait aussi perturbé. Son corps était raide, et même toute cette tension se reflétait dans les courbes que mes membres retraçaient, comme si ils prenaient exemple sur les siens. Alors, ma main glissa légèrement sur son torse avant de venir défier sa taille, se glissant au dessus de son vêtement inférieur. « Oh. » Je comprenais mieux où était le problème. A vrai dire, j'avais totalement oublié que de ce côté là, les hommes pouvaient être plus sensibles que les femmes. Aussi, ma main remontait jusqu'à son cou, mon index défiant sa mâchoire. « Calme toi. » Ça n'était rien. Et alors que mon souffle défiait le sien, un léger sourire avait fini par étirer mes lèvres. C'était étrange comme réaction, bien plus étrange que toutes celles que j'avais pu voir jusqu'ici, mais ça n'était pas ça qui allait me faire fuir, bien au contraire. « Ça fait longtemps ? » lui murmurais-je. Longtemps qu'il n'avait pas été dans les bras d'une femme, qu'il avait pas ressenti son corps contre le sien. Je n'avais aucune idée de qui il s'agissait oui, mais je me sentais peut-être même plus connectée avec cet inconnu que je ne m'étais connecté avec qui que ce soit d'autre jusqu'ici. Du moins entre ces murs.



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MessageSujet: Re: the blackest night - 22.09, 02:00   Mar 22 Sep - 4:05

Nombreuses avaient été les fois où il avait pu rêver d'un instant comme celui-ci, comme suspendu dans le temps, où la solitude qui avait été son fardeau durant des années laissait place à la présence affectueuse d'un être qui ne demandait qu'à lui être doux et agréable. Mais ici il n'était plus question d'un fantasme où tout n'est que lenteur et délicatesse, où les étreintes se font voluptueuses et où personne ne court le moindre risque. Ici, il y avait ce corps collé au sien, ce corps qui réveillait cinq ans d'une frustration qui l'avait dévoré jusque dans ses entrailles, et contre lequel il ne rêvait que de s'abandonner avec ardeur et férocité. Les caresses que cette fille déposait contre sa peau ranimaient toujours un peu plus le désir d'un homme contraint à une abstinence douloureuse, ce qui la plaçait inévitablement dans une situation dangereuse, de laquelle elle pourrait ne plus être en mesure de s'échapper lorsqu'elle en aurait le plus besoin. L'autrichien avait ses principes, mais dans un moment comme celui-ci, il en était réduit à opérer un décompte mental, dans l'espoir de maîtriser la fièvre qui n'avait pas tardé à l'envahir. Une fièvre qui transparaissait aussi bien sur le haut de son corps, qu'à l'endroit précis où il avait perdu tout contrôle depuis déjà trois bonnes minutes. Et ça, sa camarade ne tarda pas à s'en rendre compte, après l'avoir questionné sur un point qui se passait justement de réponse, au vu de ce qu'elle put bientôt découvrir. Elle chercha alors à le calmer, mais le mal était déjà fait. Tant qu'elle serait dans ce lit, et qu'elle ferait office de tentation, il ne pourrait revenir à un état moins critique. Alors lorsqu'elle chercha à lui faire dire par des mots ce que son corps exprimait depuis déjà quelques instants, c'est d'un ton aussi torturé qu'agacé qu'il répliqua. « Cinq ans. » Le silence se réinstalla alors le temps de quelques secondes, après lesquelles sa main vint saisir le poignet de la jeune femme. Sa force restait modérée, mais il tenait à se faire bien comprendre, ce coup-ci. « Tu réalises ce que ça veut dire ? » Le ton sur lequel il s'adressait à elle n'était plus tant agacé que désespéré, en réalité. Parce qu'il se battait contre lui-même jusqu'à s'en faire mal, et qu'elle ne semblait pas voir à quel point elle avait intérêt à ce qu'il continue de le faire. « Que j'aurais pu profiter de la situation, à la seconde où tu t'es glissée sous mes draps. Que j'aurais pu te faire du mal, et que je le peux toujours. » Relâchant progressivement la pression qu'il exerçait sur son poignet, l'autrichien poussa un bruyant soupire. « Beaucoup se gêneraient probablement pas à ma place, mais tu vois, je prends sur moi. Et tu sais pourquoi ? » Il laissa passer quelques secondes puis reprit sur le même ton. « Bah moi non plus. T'es la première fille à partager mon lit depuis cinq ans, et je sais même pas pourquoi je t'ai pas encore sauté dessus. » Il ne savait pas pourquoi il faisait tant d'efforts pour se contrôler, ni pourquoi il ne lui faisait pas payer l’inconscience dont elle avait fait preuve en rejoignant un parfait inconnu dans son lit. Ce qu'il savait, par contre, c'est qu'il était prêt à lui faire un peu peur si ça pouvait leur éviter d'en passer par un moment de triste égarement. « Tu crois pas qu'il vaudrait vraiment mieux que tu me laisses ? » Il avait finalement ajouté, en relâchant cette fois complètement son poignet, et d'un ton qui n'était ni pressant ni agacé. Il en appelait simplement à son bon sens et espérait qu'elle comprendrait qu'il disait ça pour son bien, et que s'il n'en avait rien eu à faire, elle s'en serait déjà rendue compte.


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MessageSujet: Re: the blackest night - 22.09, 02:00   

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