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 Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15

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Köhl

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MessageSujet: Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15   Lun 21 Sep - 7:37

Déjà deux jours que l'aventure avait commencés. L'adaptation se faisait tout doucement, en même temps, ce lieu était radicalement de la Tegel à Berlin. Là où j'avais passé les derniers mois de mon existence. Malgré quelques légers accrochages, l'ambiance semblait être au beau fixe au sein de la demeure Dawkins. Moi, je me trainais dans un peu toutes les pièces, découvrant, analysant, ce qui se passait devant moi. Si je voulais sortir d'ici libre, il fallait que je prenne l'avantage sur les autres candidats dès maintenant. Mes pérégrinations m'entraînèrent au hasard jusqu'à l'extérieur du manoir. Plus précisément au sein de la Roseraie. J'avais toujours aimé les roses, on me comparait d'ailleurs à celle-ci à une époque, révolue maintenant. Belles et attirantes, ces merveilles de mère nature pouvaient à tout moment se montrer piquantes laissant leurs empreintes indélébiles sur la peau des imprudents qui les approchèrent sans précautions.
Devant moi se trouvait des parterres de roses, enivrants, multicolores, d'une singulière pluralité. Imparfaits et en même temps en parfaite harmonie. Un idéal, une bulle d'air frais dans cette atmosphère de secrets et de sous-entendus. Des pas se firent entendre derrière moi, me tirant de ma sphère entrainant avec eux une action fâcheuse, ma main effleurant de trop prêt une rose et une épine y laissant une légère trace écarlate.
Ah, putain…
Ces mots étaient sortis tous seuls, je regardais autour de moi. Ayant peur d'être pris sur le fait entrain de jurer. Il n'y avait personnes, enfin presque. Une jeune femme blonde approchait de moi, c'était surement elle que j'avais entendu avant l'incident. Portant mon annulaire à ma bouche pour aspirer les quelques gouttes de sang qui en sortait, j'allais ensuite à sa rencontre.
C'est un endroit magnifique n'est-ce pas ?
Je parlais de la roseraie qui nous entourais, mais aussi du château dans sa globalité. On avait une chance énorme d'être ici et je ne comptais la laisser passer. Quoi qu'il arrive je m'étais promis que j'en profiterai à façon, afin de rien regretter. D'autres prisonniers, Maddi en particulier, rêvant secrètement à l'ombre de leur cellule d'être à notre place.



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Haynes

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MessageSujet: Re: Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15   Lun 21 Sep - 13:27

OOTD

Haynes aimait les fleurs. Elle aimait leurs jolies courbes, la douceur de leurs pétales, leur parfum. Et par-dessus tout, elle aimait leur évanescence. C’était leur caractère éphémère qui les rendait si jolies et les roses n’échappaient pas à ses prunelles gourmandes. En pénétrant dans la verrière (son plaisir coupable quotidien), elle s’imagina un instant interrompre quelque chose, une conversation vaniteuse entre commères précieuses, comme dans le Petit prince. Ils se ressemblaient un peu tous les deux : seuls, les pieds sur terre mais la tête dans les étoiles et un bien précieux à retrouver. Il avait sa rose, elle avait son frère et eux aussi étaient séparés mais malheureusement, aucun serpent n’accepterait jamais de l’aider à rejoindre Flynn, loin des murs de sa prison. D’un doigt tendre et curieux (un doigt de môme, qui regarde avec les mains en bravant les interdits), Haynes laissa son index flirter avec les pétales et se retrouva des années en arrière, dans le champ de fleurs sauvages qui jouxtait leur appartement délabré. En rentrant de l’école, elle avait filé entre les pattes de maman pour courir dans les hautes herbes et rouler dans les boutons d’or dans un éclat de rire insouciant que seule l’enfance peut produire. Elle avait sali sa jolie robe blanche et pour ça, on l’avait privé de dîner. Le soir, de minuscules tâches rouges fleurirent sur sa peau, déclenchant chez la petite fille de douloureuses démangeaisons et cette crainte irrationnelle de mourir. Maman ne savait pas quoi faire, alors elle appela Papa qui lui savait toujours. Il ne fit rien, cependant. Dieu la punissait, parce qu’elle avait désobéi. C’est tout, point final, fin de l’histoire. Alors ce soir-là, Haynes pria. Elle s’excusa auprès de Dieu d’aimer les fleurs et lui demanda très sérieusement pourquoi elles étaient si jolies si personne n’avait le droit de les approcher. Et comme il ne répondit pas, elle poursuivit. Elle s’interrogea sur tout ce qu’elle ne comprenait pas et qui l’empêchait d’être une croyante, une vraie catholique. Et pourquoi tu as laissé ton fils mourir, dis ? Quel papa sacrifierait son enfant pour absoudre les péchés des autres ? Et si t’existes, pourquoi tu nous as abandonnés ? Tu préfères les anglais ? Pourquoi tu laisses des enfants mourir et des méchants vivre très longtemps ? Pourquoi la mort n’est pas aussi jolie qu’une naissance ? Pourquoi ça fait mal ? Haynes conversa toute la nuit avec le silence pour seule réponse et le matin, décida que Dieu était absurde. Irrationnel. Qu’aucun vieux barbu ne pouvait exister et laisser le monde être seulement ça. C’est aussi pour ça qu’elle aimait tant les fleurs. Elles lui rappelaient la supériorité de la science sur la foi. Une voix féminine fit voler sa bulle en éclats et Haynes papillonna jusqu'à elle, focalisant son entière attention sur la silhouette qui lui faisait face. « Oui, les fleurs sont si jolies... » La fin de ses phrases restait toujours en suspens, comme si elle n'avait pas terminé, comme si elle allait ajouter autre chose, quelque chose, un mot d'esprit, un petit rien. Mais Haynes maîtrisait mal la ponctuation, elle n'avait rien à ajouter, rien à dire, elle peinait à communiquer avec les autres même avec tous les efforts du monde. Et des efforts, elle en faisait. Vraiment. « Tu saignes. » ajouta-t-elle piteusement en cherchant en vain un mouchoir dans la poche de son short. Haynes baissa les bras et ressortit ses mains longilignes, bredouilles, sans cesser de regarder la goutte de sang qui perlait de l'annulaire de la détenue.



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MessageSujet: Re: Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15   Mar 22 Sep - 10:45

La jeune fille semblait si douce, si fragile. Elle papillonnait de rose en rose comme un petit papillon, sa chevelure blonde portée par le vent. Elle me rappelait Maddi, son innocence, sa fraîcheur. Au fond, je me demandais encore pourquoi j'étais parti du Tegel, pourquoi j'avais laissé ma compagne de mésaventures seule là-bas. S'il lui arrivait quelque chose pendant que moi je profitais de mon semblant de liberté, je ne me le pardonnerai jamais.
Il fallait que je cesses de penser à elle, je lui avais fait la promesse de profiter de mon aventure, de ne pas me laisser envahir par de néfastes pensées. D'ailleurs mon inattention m'avait déjà causé un léger dégât, cette petite plaie ou perlait une goutte de mon sang sur mon annulaire. La jolie blonde semblait s'extasier sur les fleurs, en réponse à ma remarque précédente. Puis s’inquiétait pour moi, en voyant le sang. C'était vraiment Maddi, sa douceur, son apparente innocence. Je me retournais vers elle, tut sourire et la rassurait :
Ne t'inquiète pas, tout va bien. Ce n'est que la preuve d'amour d'une rose qui c'est attachée d'un peu trop près à moi. C'est tout.
Vu comme ça, je passerai peut-être pour une folle, mais j'en avais que faire. J'étais comme ça c'est tout. M'emportant pour un rien face aux obstacles que mère nature dressait sur notre chemin. De la simple rose attirant mon admiration, au rustre personnage suscitant plutôt ma rage et mon dégoût. Emportée dans mon élan, j'avais oublié l'essentiel, me présenter. Même si elle avait son entrain à mes côtés, je n'avais as retenue son nom et l'apprendre rendrait mon aventure à ses côtés plus commode :
Au fait, moi c'est Köhl et toi ?
J'imaginais un nom de famille britannique joli et chantant, à son image quoi. D'ailleurs à mes yeux cette jeune fille semblait trop douce pour être une grande criminelle, j'étais ainsi curieux de découvrir ce qui l'avait poussée derrière les barreaux. Mais il me faudrait du temps pour parvenir à répondre à cette question. Du temps que je possédais, je n'étais absolument pas pressée.



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MessageSujet: Re: Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15   Mer 23 Sep - 0:34

Haynes n'aimait pas le sang. Ou la couleur rouge, trop agressive. Elle n'aimait pas non plus son goût métallique et sa vue qui n'était jamais bon signe. Elle savait pourtant tout ce qui transitait dans ses veines, combien c'était essentiel et bienfaisant. Mais ça ne l'empêchait pas de le préférer à l'intérieur, à sa place. Mécaniquement, Haynes s'arrêta au tout va bien de sa camarade. Le tout va bien était un signal clair, accessible au premier venu et elle comprise. Alors que la suite... Non, ça ne lui parlait pas. Trop abstrait, trop poétique, trop imagé pour son cerveau factuel et terriblement logique. Pour autant, ça sonnait joliment aux oreilles dans un élan mélodieux alors elle crut bon de répliquer quelque chose. « C'est joli ce que tu dis. » Comme les mots des autres peinaient à faire sens en elle, elle trébuchait sur eux et évitait de rebondir sur les dires qui lui échappaient. Mais Flynn lui avait appris que cela pouvait être mal perçu, passer pour de l'indifférence, à tort, et que les gens aimaient bien parler d'eux, être écoutés, se voir poser des questions. Tout un challenge pour Haynes, mais elle essayait quotidiennement de montrer qu'elle ne restait pas indifférente. Par des petits riens aux yeux des autres mais qui lui demandaient des montagnes d'effort, de gymnastique intérieure. Ici, c'était rétorquer à des mots volants, bien trop hauts pour elle. Un sourire rosé effleura ses lèvres pour atteindre celles de la jeune femme, comme on lui apprit. Un sourire, c'est une ponctuation mais en plus agréable. Et si Haynes s'embrouillait avec les points, les virgules et le reste, les muscles de sa mâchoire fonctionnaient tout azimut. « Enchantée. » Son bras gracile se tendit d'un geste fluide, éthéré, dans l'expectative. A défaut d'être fascinante ou très causante, elle tâchait de montrer son intérêt d'une autre manière. A travers sa politesse, par exemple. « Haynes. » rétorqua la môme à son tour. Elle n'aimait pas se présenter par son nom de famille. Ca lui rappelait la prison. Toute sa vie, on l'avait appelée par son prénom et depuis sept ans, seul son nom résonnait durement dans des bouches hostiles ou indifférentes. Loin d'être murmuré ou synonyme d'un événement positif, il était toujours neutre ou craché dans l'univers carcéral et ça ne lui plaisait pas beaucoup. Elle préférait être associée à son prénom mais malheureusement, elle n'édictait pas encore les règles. Haynes savoura un instant le lourd parfum des fleurs sans quitter des yeux la dénommée Köhl, inspirant à plein poumons. Elle aurait aimé dire quelque chose, ajouter n'importe quoi. Mais le quoi en question lui faisait terriblement défaut. Elle espérait gagner quelques facilités grâce à ce jeu, en plus d'une liberté bienvenue. Mais Haynes savait que cela serait difficile, que quelques semaines de sociabilité ne pouvaient pas balayer de vraies carences de fond...



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MessageSujet: Re: Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15   Mer 23 Sep - 22:16

Une fée perdu en enfer, voilà ce qu'était la demoiselle face à moi. Une petite princesse tombée de son berceau fait de douceur et de tendresse dans ce monde de brutes inadaptée pour sa fragile. Pour dresser ce portrait je ne me fiais qu'aux apparences qui, je l'admets, étaient très régulièrement trompeuses. Pas un mot plus haut que l'autre, elle papillonnait jusqu'à moi, sans rien ajouter de plus à la conversation. Par crainte ? Par envie ? Je ne savais pas trop et cela me perturbais. Je n'aimais pas être dans l'ignorance. L'inconnu effrayait la cartésienne que j'étais. Continuant à humée les roses, je tentais d'utiliser ce sujet pour en apprendre un peu plus sur la demoiselle :
Dis-moi, c'est laquelle ta préférée ?
J'indiquais les roses, d'un bref geste de la main, puis à petit pas rejoignait un bosquet de roses blanches qui me fascinaient par son originalité. Il était comme moi, beau, d'une apparence trop parfaite pour être réelle. Hors si on s'y aventurait, la jungle de ronces et d'épines formant l'entremêlé ensemble se révélait à notre regard, nous offrant une perspective inimaginable jusqu'alors.
Moi j'aime bien ces roses. Elles sont simples en apparences, mais en réalité extrêmement complexe. D'une beauté singulière qui marque les esprits et ne laisse personne indifférent. Comme moi, quoi.
À travers cette description, je venais de faire un pas vers elle en lui offrant plusieurs clés pour mieux me comprendre. J'espérais qu'elle l'accepterait et en profiterai pour faire à son tour un petit geste à mon égard. Pas grand-chose, juste une petite marque de confiance. Il fallait qu'elle comprenne que je n'étais pas son ennemi, qu'au contraire je pouvais tenter de la soutenir et de laisser à avancer dans ce nid de frelons. Elle était pour moi la petite Maddi que j'avais trouvée trop naïve et apeurée à son entrée en taule et qui, sans moi, ce serait fait mangé toute crue. Haynes semblait avoir dans son centre pénitentiaire, tout en conservant cette âme de petite fille. Un petit miracle surement du à la population habitant son lieu de détention. Chaque prison était différente, plus ou moins rude, plus ou moins intransigeantes. La mienne n'était pas connue pour sa tendresse et je m'en étais bien rendu compte en 6 mois. C'était d'ailleurs pour ça que je voulais partir. J'avais fait une bourde, condamnée à une peine bien trop lourde à mon humble avis. J'avais payé ma dette à la société, enfin la dette que je trouvais juste vis-à-vis de la gravité de mes actes. Je me devais maintenant de retrouver la liberté et cette émission était l'occasion rêvée pour atteindre mon but. Sortir et retrouver les miens.



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MessageSujet: Re: Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15   

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Le parfum des roses (Haynes) // 22-09 16h15
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