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 even if - 28.09, 02:10

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Kayser

PSEUDO :
aeroplane.

CRÉDITS :
cha.

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allemande.

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MessageSujet: even if - 28.09, 02:10   Lun 28 Sep - 0:36

+ LODDE

Les autres s'étaient réfugiés en bas. Ils ne comprenaient rien. Et puis je ne me sentais pas de leur expliquer, j'étais fatiguée, j'étais drainée de toutes mes pensées, là, alors que mes paupières battaient au rythme des étoiles. Une douce mélodie, oui, douce et invisible mélodie illuminant ma mémoire. La musique était très certainement ce qui m'avait le plus manqué derrière ces barreaux. Par chez moi, j'aimais le laisser vaquer à la douceur de quelques notes, allongées sur mon lit à moitié dénudée, alors qu'un sourire narquois venait narguer les dieux. Parce qu'eux, ils ne pouvaient pas en écouter, ils ne pouvaient plus. Et moi, j'étais là. Mais comme eux, pendant quelques temps, on m'en avait privé, ne me donnant pour seule sonorité que le son des cloches annonçant le retour en cellule obligatoire. Alors, j'avais appris à faire sans, m'imaginant des mélodies improbables, n'ayant même plus besoin de fermer les yeux pour me perdre dans mes pensées. C'était devenu habituel. Ils n'avaient rien compris en bas. Non, la lumière, ils la trouveraient ici, et seulement ici, et moi, je le savais. Je m'étais donc planté en plein milieu de la salle, laissant ma tête vaquer de droite à gauche, comme pour suivre cette douce mélodie qui hantait mes pensées. Je dansais au milieu des étoiles, comme dans mes rêves de gamine. Ici comme là bas, c'était assurément mon seul point de repère. « Bonsoir Pietro. » C'était une sorte de provocation que de poser son prénom là, comme ça, comme si les détenus n'avaient plus réellement d'identité, simplement un numéro et un nom, comme ça, parce que c'était plus simple à dire qu'une suite de chiffres. Pourtant, je ne m'étais pas retournée non, mais il était assez près pour que je reconnaisse son odeur, cette même odeur qui était venue imprégner mes narines lors de notre première rencontre. « Tu veux danser ? » C'était une proposition un peu étrange, puisqu'il n'y avait pas de musique, mais je n'avais pas grand chose d'autre à lui offrir.



    Emancipate yourselves from mental slavery, None but ourselves can free our minds. Have no fear for atomic energy, 'Cause none of them can stop the time.
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Lodde

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odoyá

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(IT)

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INFOS DU RÉSIDENT
CAGNOTTE: 10 000£.
CRIME: non découvert.
SOCIABILISATION:

MessageSujet: Re: even if - 28.09, 02:10   Mar 29 Sep - 1:13

Pas de prime pas de lumière pas de Louise. Pas (plus) de Pietro sur son 31, habillé comme un roi pour un évènement de la haute. Il s'est débarrassé de sa tenue, quittée la chemise étriquée pour une autre plus ample, retrouvé son jean et ses vieilles converse. Tout ça dans un noir absolu que ses yeux de lynx ont su dépasser. Pietro se pose beaucoup de questions sur ces abandons. Sont-ils (au final) les plus censés d'entre eux? Ont-ils eu raison de se soutirer au plus vite des griffes du Lord. Fermer les yeux sur une réalité qu'ils n'atteindront jamais. C'est du masochisme pur et dur. Vivre dans un monde parallèle avant de retourner en taule. Parce que oui, c'est bien ce qu'il va se passer. Un seul gagnera et ce n'sera sans doute pas lui. Pietro tente de penser aux matons, ceux-là même qui ont ri de sa folie avant de le soutenir. Allez va, peut-être que tu retrouveras ta belle, ils disaient. Faut pas perdre espoir. C'est qu'on s'y attache presque à une canaille comme toi, Lodde. Il entend presque ces quelques phrases dans sa tête. Les rires forts et les cris. L'agitation, la chaleur. Tout ça lui manque. Lui qu'on appelait il freddo se sent aujourd'hui piégé dans une masse homogène de gars comme lui. Des gars qui assurent leurs arrières en jouant le jeu de la distance. Alors il n'a pas participé à la soirée commune, Lodde. Il s'est allongé à attendre que le temps passe, attendre que le monde bouge un peu plus. Il cherche à sentir la gravité, mais elle n'arrive pas. Alors il finit par se lever, là, quand certains sont venus dormir et que d'autres se saoulent encore. Il cherche à se faire petit, tâtonne les murs, les coins, les marches. Et puis l'observatoire, et puis Kayser qui danse dans la lumière des étoiles. Kayser qui dénude son nom et le saisit au coeur. Ca fait longtemps qu'il ne s'est plus entendu comme tel. Longtemps qu'il n'est qu'un Lodde, qu'un freddo, qu'un piccolo. Flash instantané, retour dix ans plus tôt, quand - gamin - il riait encore des blagues de ses parents un dimanche en famille. "Samba ou valse?" et il lui tend la main dans ce silence qui les englobe. "Tu fuis?" là dans cet espace-temps fermé aux yeux des autres (mais sans doute pas de la télévision).



mélange de noir avec le blanc,
jeu de reins, jeu de vilains
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even if - 28.09, 02:10
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