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 we can't stop (21 sept à 10h)

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Sergueïev

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MessageSujet: we can't stop (21 sept à 10h)   Lun 21 Sep - 0:16

HAYNES.

J'abandonne toute tentative de socialisation pour le moment avec certains qui m'indiffèrent encore plus que la moyenne. Il faut le faire chez moi. Je plaque un air peu avenant sur mon minois en espérant qu'on ne m'aborde pas. Il faut dire que je donne trop envie avec mes trop longs cheveux blonds en désordre et mon air de gamine dû à ma morphologie. Je me suis souvent plainte de faire un peu trop abordable à mon goût, malheureusement. Et argument ultime; je ne suis pas du matin. Mes neurones ne sont pas assez échauffés pour une discussion. Je décide de fuir toute trace de vie humaine pour finir par errer, telle une âme en peine dans le manoir. J'avance d'une démarche tranquille, découvrant les pièces une à une, l'émerveillement squattant honteusement mes prunelles pendant quelques secondes. J'aurai très bien pu vivre dans un manoir pareil sans aucun soucis en plus. Je crois que c'est le pire: d'avoir un reflet, une version de ma vie si je ne m'étais pas fourvoyée. Mais ce n'est pas pour autant que j'accepte la situation. Je finis par dériver dans une salle qui m'est plutôt familière. Le billard. Mes prunelles caressent ce dernier avant de me rendre compte que je ne suis pas toute seule. Une petite blonde est dans mon espace vital. Je lui offre un regard inexpressif avant de lui concéder une moue plutôt mignonne. Un sourire. Ni sincère, ni hypocrite, je vacille encore entre les deux sans arriver à correctement me positionner. Je la dévisage un instant, balayant les usages et politesses que ma brave mère s'est employée à imprimer dans mon esprit en vrai. Je me racle la gorge comme première approche. Oui, j'ai décrété que je me foutais de son nom. Je lui désigne des yeux le billard, pour qu'elle comprenne sans trop de mal. « Tu gagnes, je n'ai pas de gage » je déclare tranquillement en dardant mon regard bleu électrique. « Tu perds, je choisis ton gage » je propose d'une voix inspirant la confiance. J'ai cru comprendre que certains candidats n'étaient pas dès plus éclairés, alors j'imagine que je peux tenter sereinement. On verra bien. L'arnaque peut très bien passer, sans grande difficulté, tout est possible ici. Je lui offre un regard interrogateur tandis que j'aligne quelques pas vers la demoiselle en lui tendant avec paresse ma main gracieuse pour conclure un pacte entre nous. Pacte plus qu'équitable si on veut mon avis.





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Haynes

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MessageSujet: Re: we can't stop (21 sept à 10h)   Lun 21 Sep - 20:52

Quand on le regardait bien, ce manoir prenait des allures de Cluedo. Vingt-quatre détenus mais un seul gagnant à la fin et tant de perspectives d’éliminer ses adversaires. La cuisine et ses couteaux, la piscine et le déplorable accident résultant à une noyade, le marbre sur lequel fracasser aisément le plus solide des crânes et ce billard. Haynes n’en savait rien mais il lui semblait qu’on pouvait aisément crever une rate ou des intestins à l’aide d’une queue bien armée et l’idée lui arracha un léger frisson. Pourquoi ces pensées ? Et pourquoi pas. Son univers était carcéral et là-bas, peu de demoiselles jouaient aux enfants de chœur et la plupart des bandes se recrutaient par crime. Et pour certaines d’entre elles, le moindre objet du quotidien était une arme en attente du bon degré d’ingéniosité. D’audace. A la prison, un avocat vint un jour leur offrir une conférence, de la prévention ou quelque chose comme ça. Il évoqua le détournement des objets les plus banals et Haynes apprit qu’un ourson piégé ou une nuque brisée à l’aide d’une pelle portaient un nom : une arme perfide. Toute fraîche de son premier bain depuis plus de sept longues années, elle virevoltait autour de ce détournement du quotidien dans un mélange de fascination et de répulsion, ses doigts effleurant doucement le bois. Haynes n’avait plus vraiment peur de mourir. Cette crainte irrationnelle mais terriblement humaine s’envola la nuit où elle commit l’irréparable. Ce soir-là, elle attendit la mort et son cerveau fut le premier à capituler en la préservant des heures suivantes. Mais elle ne mourut pas. Finalement, la prison fit sans doute office de mort. Au lieu d’un décès net et tranché, on lui offrit un trépas long et douloureux parce qu’il fallait bien payer n’est-ce pas ? C’est sur ces considérations que s’acheva sa réflexion ainsi que sa solitude. Une fille lui faisait dorénavant face et comme souvent, Haynes ne la vit pas arriver. Elle semblait jeune, au moins autant qu’elle. Jeune n’était sans doute pas le bon mot, mais elle pouvait difficilement faire mieux alors elle décida qu’il irait malgré le 9 qu’il fit naître en elle. Placide et attentive, elle écouta le marché de la blonde sans un mot ou une expression. Haynes possédait un visage neutre, toujours ce minois d’enfant qui en savait pourtant plus long. « Tu as une notion très particulière de la réciprocité. » nota-t-elle pour la forme avant de resserrer sa prise sur le morceau de bois qu’elle caressait distraitement, du bout de ses doigts, depuis tout à l’heure. Elle le tendit à l’inconnue dans un signe de bonne volonté. Certains diraient de faiblesse, mais ils auraient tort. « Peu m’importe. » souligna-t-elle distraitement en attrapant une seconde queue. Les règles ne lui importaient pas. Ce qui lui importait en revanche, c’était de parvenir à se lier. Un peu. Ne serait-ce qu’un tout petit pour que Flynn soit fier d’elle. Et la vieille Mo aussi, même si la télévision n’était disponible que quelques heures par semaine et que le programme voulu s’imposait par les poings. Sans attendre une réponse, Haynes entreprit de placer les boules avec une maniaquerie certaine. Elle composa un triangle parfait et persista jusqu’à ce que rien ne dépasse, nulle part. Le premier tir était essentiel, répétait Papa. Et il en savait quelque chose, il établissait ses quartiers dans le pub du coin de leur rue tant et si bien que sa table restait vide et réservée même quand il n’y venait pas. « Tu sais jouer ? » s’enquit-elle poliment de sa voix rauque de môme qui aurait trop crié. Pourtant c’est faux, Haynes ne fut pas des princesses capricieuses. Ou des princesses tout court.



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MessageSujet: Re: we can't stop (21 sept à 10h)   Mar 22 Sep - 21:24

Je n'ai passé que quatre mois en prison, enfermée, éteinte et pour tant rien que le fait de me balader librement me dérange. Comme quoi, on finit rapidement par perdre ses habitudes lorsque notre volonté est enchaînée et notre espoir réduit. Je tente de m'approcher de la demoiselle sans réel but ni envie. Jouer me semble un bon prétexte pour commencer simplement parce que je n'ai pas d'idée de conservation. Mais qu'on se rassure, même libre je ne suis pas de nature bavarde sans être autiste pour longtemps. Je trouvais que c'était une bonne idée pour commencer et puis elle me semble un bon cobaye, ni trop effacée, ni trop agressive pour communiquer. J'ai tendance à me refermer lorsque mon interlocuteur est dans le conflit. J'écoute d'une oreille distraite la remarque de la blonde. On me le dit souvent. « Je sais » je réponds sincère plutôt concise en hochant en douceur la tête. La candidate semble s'en foutre, d'accord, on est en présence de deux volontés concordantes pour moi le contrat est passé. Je n'accepterai pas qu'elle se défile lorsque le résultat sera sans surprise en ma faveur. Tant pis pour elle, la blondinette devra s'excuter. C'est elle qui a signé son destin. J'attrape sans trop d'entrain non plus qu'elle me tend. Je lui offre une simple moue qui pourrait être interprétée comme un sourire. Mais peu m'importe, comme dirait la jeune candidate. Sa question m'arrache le frémissement d'une lèvre amusée. « Non, c'est pour ça que je t'invite » j'ironise simplement avec une certaine indifférence. La réponse me semble aussi évidente que la question est inutile. « Mais si j'ai un blanc, j'inventerai t'inquiètes » je lui annonce d'une voix assez tranquille en haussant les épaules. Je tâcherai tout de même de trouver des règles en apparence équitable, qu'elle se rassure. Je pense que c'est à moi de prendre les choses en main. « Je commence du coup » je décide d'emblée vu qu'elle m'a automatiquement laissé la place. Je remplie avec attention et minutie le triangle que j'enlève pour casser. Je me concentre pendant une seconde et je tire avec une précision alarmante pour la blonde. J'en ai mis une. Je suis sensée réessayer, je fais mine de rater mon coup parce que ça m'emmerderait que la partie se finisse aussi rapidement. « Si Madame veut bien se donner la peine » je lui dis, calmement en désignant du menton le billard, histoire de lui faire comprendre que c'est à elle.





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MessageSujet: Re: we can't stop (21 sept à 10h)   

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