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 life isn't that hard w/ monrose (23/09, 9h50)

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Haynes

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MessageSujet: life isn't that hard w/ monrose (23/09, 9h50)   Lun 21 Sep - 0:28

Haynes ne parvenait pas à sortir d'une torpeur émerveillée en glissant de pièce en pièce. Tout ici était démesuré. Elle venait d'une famille plutôt pauvre, n'avait connu qu'un petit trois-pièce et sa cellule de prison alors qu'ici... tout était beau, propre, apaisant. A l'intérieur, sa pièce préférée était la salle de bains. Sans doute plus grande que l'appartement qui l'avait vue grandir, Haynes lui trouvait quelque chose d’éminemment sympathique, sans savoir quoi. Ce qu'elle savait en revanche c'est qu'elle aurait pu y reste des heures en tête à tête avec elle-même, blottie dans les méandres de son esprit alors que son corps profitait d'un bon bain. C'est exactement ce qu'elle faisait ce matin. Haynes s'était levée tôt pour se promener dans la roseraie qu'elle aimait encore plus que tout le manoir et discrètement, avait empli ses poches de pétales de rose. Elle avait été précautionneuse et ne s'était saisi que des moins jolis, des presque fanés qui ne manqueraient à personne avant de rejoindre la salle de bains pour remplir la baignoire imposante d'eau chaude, de bain moussant et de son maigre butin. Discrètement, Haynes se retourna vers l'entrée et ôta son pyjama en toute vitesse en réalisant que personne ne venait dans sa direction. Même si elle avait l'habitude, avec la prison, elle n'aimait pas l'idée d'être à nue sous le regard des autres. Elle ne pêchait pas par timidité, c'était un malaise plus profond sur lequel elle s'avérait bien incapable de se pencher. Mais ici, ça n'avait pas d'importance. La mousse dissimulait ses rares courbes et elle ferma les yeux, déjà presque plus là. Sous ses paupières s'alignaient des lignes de code et elle visualisa un long moment le jeu vidéo qu'elle tentait de créer depuis le vieil ordinateur de la salle informatique, quand on l'autorisait à s'y rendre. Haynes ne rouvrit les yeux qu'en entendant des pas se rapprocher et se redressa un peu pour enrouler ses bras autour de ses genoux et les coller contre sa poitrine, bien que la mousse aurait pu faire le job. La pudeur ne lui échappait pas, contrairement à bon nombre d'émotions.



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Monrose

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MessageSujet: Re: life isn't that hard w/ monrose (23/09, 9h50)   Lun 21 Sep - 11:39

Neuf heures et cinquante minutes, autant dire dix heures, c’est la grasse matinée qu’elle n’avait plus fait depuis longtemps. Elle ne s’était plus levée vers les 13 heures depuis qu’elle est en zonz, pour venir se coucher à quatre du matin même un mercredi parce que soirée chicha n’a pas de jour fixe. Les cousines doivent d’ailleurs continuer sans elle comme si de rien était, parce qu’on trouve toujours quelqu’un pour te remplacer au tier-quar et ensuite te célébrer hypocritement pour ton retour. Dix heures pour se lever, c’est presque le nirvana pour elle : bouche pâteuse, yeux collés, cheveux dans tous les sens et à moitié débraillée, elle s’extirpe difficile de ses draps pour le couloir. Dix minutes plus tard, elle débarque dans la salle de bain, pensant être seule : faut dire qu’ils donnent tous l’impression d’être de bons pions, ce genre de petits prisonniers qu’on entend jamais, qu’on a même jamais vu, martyrisé et parqué en isolement parce que du type même de la bonne balance ou du bouc-émissaire. C’est comme une fois à Fleury, quand une rousse est arrivée : la pauvre, son séjour fût même pire que celui d’un violeur obligé de passer par la case douches. Ils donnent tous l’impression – à quelques exceptions près – de garder leur bonnes habitudes de prison : se lever tôt, manger tôt, se laver tôt. Les plus aimables des condamnés. Mais Monrose n’est pas toute seule. Une gamine se redresse dans son bain, laissant le bout de ce dernier libre. Monrose sourit. « Te caches pas, des te-chat j’en ai déjà vu trop. » En cinq ans, elle en a vu passer. On l’a pas non plus enfermé pour abus sexuels, faut s’le dire. « Merci pour la place… » Elle parle, glissant son haut sur sa peau, pareil pour son bas. Nue et sans complexes, elle entre dans l’eau mousseuse. Fermant les yeux et basculant la tête en arrière, elle souffle d’aise parce que c’est ce qu’elle fait : elle prend ses aises. Elle allonge ses jambes quitte à frôler la petite, en souriant. « J’sais même plus quand j’ai pris un bain, la dernière fois… »
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MessageSujet: Re: life isn't that hard w/ monrose (23/09, 9h50)   Lun 21 Sep - 20:50

Comment devait-elle réagir face à une fille comme ça ? La bonne façon de procéder existait-elle seulement ? Par définition, Haynes était une môme perdue avec les autres qui ne la comprenaient pas et qu’elle peinait à comprendre en retour. Les interactions sociales la laissaient naturellement perplexe mais ce matin, le bon mot était sans doute ‘désarmée’. Elle se sentait désarmée, même si elle ne saurait utiliser le mot. Elle était un vaste marasme de 3 et de 1 et 5 qui s’agitaient dans son ventre et tout était réuni pour rendre le breuvage à point. Une conversation badine à mener sans paraître trop… singulière, une personnalité flamboyante à côté de laquelle elle ne pouvait que pêcher et une proximité imposée. Haynes n’aimait pas partager son intimité. Irrémédiablement, elle devenait proie, oppressée, acculée, la cheville coincée dans un piège dans l’attente de la morsure finale. Alors partager son bain… Si sa nudité la gênait, celle des autres la laissait de marbre. Incapable de savoir si elle devait détourner les yeux ou bien continuer à fixer la détenue, Haynes ne parvint pas à se décider et le temps le fit pour elle. Elle fut donc spectatrice par défaut de l’effeuillage de Monrose et ses yeux statiques finirent par s’animer d’eux-mêmes pour détailler sa peau nue. Les prunelles brillantes, faussement espiègles, coulèrent sur elle dans une neutralité exemplaire. Ce n’était ni de l’envie, ni du désir et encore moins un jugement. Ce n’était rien d’autre que des yeux assumant leur fonction première : regarder, observer, voir sans finalité. « Non c’est pas ce que tu » crois. Non c’est pas ce que tu crois aimerait noter sa voix fluette, elle aimerait bien lui expliquer qu’elle s’est trompée, que ce n’était pas une invitation mais Monrose fut plus rapide. Elle s’installa sans complexes, reléguant Haynes contre le mur qu’elle aimait si peu. Ses lèvres tentèrent un sourire pour la forme, l’esquisse faiblarde du vaincu qui accepte l’Armistice sans condition tant que la guerre s’achevait. C’est sa reddition, elle offrait son territoire à l’envahisseur et apprendrait tant bien que mal à vivre sous l’occupation. Haynes ne prenait pas de place, recroquevillée derrière ses genoux ronds, dissimulant un corps qui ne possédait que peu d’attraits. Elle sentit dans un léger sursaut les jambes de Monrose frôler sa peau mais finit par lâcher définitivement les armes en captant le sourire de la détenue. Un sourire est un signal fort, disait toujours Flynn. Tu dois répondre en conséquence, c’est très positif un sourire. Un sourire, c’est déjà gagné. Elle, elle écoutait toujours les leçons fraternelles censées l’aider à s’ancrer enfin dans une existence qui se passait bien d’elle. Alors Haynes sourit en retour et laissa ses doigts se refermer sur un pétale de rose pour en caresser la douceur velours qui apaise. « Moi ça fait… plus de sept ans au moins. » Elle offrit un nouveau sourire, mais celui-là se fait aubépine et fiche une épine. Dans le doigt, en plein cœur peu importe. C’est un sourire fauché. « Tu es en prison depuis longtemps ? C’est pas trop dur ? » Haynes se figurait que le ressenti était différent pour chacun. La vieille Mo, sa seule ‘amie’ là-bas, lui expliqua un jour que sa condition (elle détestait ce mot de toutes ses forces) était un avantage dans cet environnement. Que son incapacité à ressentir proprement, à user de mots ou à se mêler aux autres rendaient la solitude plus supportable. Et en prison, c’est la solitude qui vous flingue en premier répétait toujours la vieille Mo.



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MessageSujet: Re: life isn't that hard w/ monrose (23/09, 9h50)   Mar 22 Sep - 23:37

Elle sait bien que c’est pas une invitation et elle n’en attendait pas vraiment une pour venir s’incruster, mais elle voyait ça plutôt comme l’occasion de profiter de cette compagnie. Quitte à ne pas être seule dans la salle de bain, autant être dans l’accompagnement pur et simple. Pour tout dire, elle ne se voyait pas prendre une douche toute seule dans son coin tandis qu’une autre profite d’un bon bain dans le sien. Des douches, elle en a pris des tonnes et éloignée des autres. Il faut croire qu’être enfermée dans une baraque d’enfer avec des détenus plus ou moins potables la rend légèrement plus sociable. Pas plus civilisée, mais assez en paix avec elle-même pour aborder une inconnue à oilpé sans être cataloguée définitivement comme folle. Si elle est sans gêne, elle veut pas choquer. C’est que la petite donne l’air d’être un peu paumée et que son séjour à elle, en taule, doit pas être marrant. Il ne le serait clairement pas à Fleury d’ailleurs, parce que là-bas on ne se fait pas d’amies, qu’il faut être sur ses gardes et développer un léger côté parano pour survivre. Monrose sait pas comment elle est sa prison à Haynes. En tout cas pas de baignoires : la prison idéale existe pas. Mais contrairement à la bouclée, la jeune a apparemment comptée les jours sans bain. « Ca fait pas sept ans que t’es enfermée, si ? » Elle demande rapidement, trop perplexe pour le croire. Elle peut pas être enfermée depuis sept ans, elle a l’air d’en avoir à peine dix-huit – quoiqu’en fait, elle sait même pas son âge. Elle sait rien de personne finalement, mais elle se dit qu’elle a l’air trop jeune pour être allée en prison sept ans plus tôt. Elle, Monrose, ça fait depuis ses dix-huit ans qu’elle est passée d’un trou à rats à un autre. « Depuis longtemps on va dire, cinq ans… C’pas dur quand on a mon caractère… » Sous-entendu qu’on ne la fait pas – trop – chier et donc qu’elle ne fait pas chier en retour. Elle emmerde certaines, mais elle a appris à retourner les situations à son avantage. Et elle pense pas aux années qui lui reste à faire. « C’qui serait dur maintenant, c’est un retour là-bas… » Ou un retour dans son tier-quar si elle venait à gagner.  Après un bain, après avoir vécu même trois jours dans une baraque pareille, que ce soit la prison ou Sarcelles, ça fait pas trop rêver.
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MessageSujet: Re: life isn't that hard w/ monrose (23/09, 9h50)   Ven 25 Sep - 23:07

Sept ans... c'est long sept ans et souvent Haynes oubliait que cela faisait aussi longtemps. Après tout, elle croyait bien qu'elle avait toujours été enfermée. Une cellule en avait remplacé une autre, la prison s'était substituée au minuscule appartement familial c'est tout. Parce que par défaut, les enfants sont des prisonniers. Des prisonniers de leur famille, des obligations, d'une obéissance aveugle et de leur faculté d'analyse proche du néant. Un enfant était un être dépendant et en ce sens, on pouvait presque le considérer comme un prisonnier. Haynes avait ce sentiment, celui de n'avoir jamais été libre de toute sa vie et l'idée même de la liberté l'effrayait autant qu'elle aimerait y goûter. Que faire, une fois dehors ? Sa liste mentale regorgeait bien d'idées mais la plupart relevaient du domaine du fantasme, du rêve éveillé, de propositions loufoques et irréalisables parce qu'elle ne possédait ni argent, ni relation, ni rien du tout pour l'aider à démarrer dans une nouvelle vie. La sortie de prison ne serait pas tendre pour elle, si elle perdait ce jeu et cette opportunité unique. A peine dehors, elle se ferait broyer par le système. « Si... depuis mes dix-sept ans. Avec les mineurs et puis après avec les autres. » Sa voix fluette paraissait trembler de l'intérieur mais ce n'était pas le cas. Haynes établissait un constat, voilà tout. Monrose se dévoila un peu et la môme se détendit. Doucement, comme une fleur qui éclorait en slow-motion, elle dénoua son dos courbé et se libéra de l'étreinte de ses genoux. La mousse participait à la dissimuler partiellement mais elle ne cherchait plus à l'être comme si d'un coup, elle décidait d'oublier l'enveloppe pour se concentrer sur le reste. C'était facile, Haynes paraissait posséder la faculté d'habiter ou de quitter son corps sur commande même si c'était en réalité plus compliqué. « C'est supportable aussi avec le mien... J'ai le droit d'utiliser l'ordinateur trois heures par semaine et de travailler à la bibliothèque, Flynn vient me rendre visite toutes les semaines et la vieille Mo a décidé que personne ne me chercherait des noises. » C'est un bon constat, un résumé plutôt éloquent (pour une fois) de son incarcération. La vie d'Haynes se résumait à ça : obéir aveuglement aux matonnes qui l'enjoignaient à errer d'une pièce à l'autre, ponctuer ses journées d'informatique ou de chiffres et puis compter les jours et les nuits et attendre que cela se passe. « Il te reste encore longtemps ? » demanda-t-elle en laissant ses prunelles voleter jusqu'à Monrose. Sans doute oui, sinon pourquoi participer à moins d'y voir une occasion de raccourcir durablement sa peine... « Je suis pas sûre, on est habituées à là-bas, ça reviendra vite. » Haynes, résignée devant l'éternel ou bien convaincue des miracles du corps et de son adaptabilité. A la routine, à la souffrance, à la violence, aux larmes ou aux coups. A tout en fait. Ce n'était qu'une enveloppe, une machine, quelque chose de plus solide encore que de l'adamantium. Sans s'étaler davantage pour ne pas effleurer sa camarade, Haynes laissa sa nuque reposer contre le carrelage froid de la baignoire et replia ses jambes pour ne pas trop s'imposer. Ses yeux se fixèrent au plafond et elle contempla les volutes de vapeur d'eau s'accrocher tout là-haut. On pourrait la penser contemplative, mais non. « Chaque personne a 4,1% de chance de gagner si on considère que c'est le début et qu'on est tous égaux. C'est peu. »



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